Mes ancêtres dans la #dataviz

Aujourd’hui je souhaite donner un nouvel élan à mes recherches personnelles, en illustrant mon arbre de cartes et de graphiques. Je ne suis pas tout à fait étranger au monde des chiffres et des statistiques et mon fichier gedcom est une base de données suffisamment riche pour apprendre et m’amuser avec la datavisualisation.

N’hésitez pas à me laisser un commentaire, un avis, un conseil, une critique en bas de cette page ou sur les réseaux sociaux !!!

La base de données et les outils...

J’ai choisi de travailler sur l’ensemble des ascendants directs de mes enfants. Pour faciliter la lecture, j’utilise des nuances de bleu pour mes ancêtres et de rose pour ceux de ma femme. Désolé pour le stéréotype 😉

Au 22 juin 2020, 2 500 individus constituent ma base. Leur répartition n’est pas homogène au sein des branches. Les explications sont simples : une branche polonaise, des mariages tardifs et un état civil parfois lacunaire…

La liste est créée depuis un fichier Gedcom. J’ai sélectionné les variables suivantes : Sosa, nom,  prénoms, dates  et lieux de naissance, mariage et décès.

Ensuite, j’utilise R pour manipuler les données, mais certain-e-s font tout aussi bien avec Excel ou Calc. Les avantages : rafraîchir mes infographies en quelques secondes avec des données actualisées et utiliser des “packages” pour obtenir des cartes ou des graphiques dynamiques  !

I. Où se marient mes ancêtres ?
1. Vue d'ensemble

Voici notre famille, plutôt bien alignée entre les Côtes d’Armor et le Bas-Rhin. Les deux-tiers des mariages sont enregistrés en Champagne et dans l’Aisne. On notera une petite racine auvergnate et un début de recherche en Pologne.

Je vous laisse zoomer à volonté pour découvrir plus de 700 mariages 😉

2. Les communes où sont enregistrés le plus de mariages

Nos ancêtres sont essentiellement issus du monde rural et ont très peu migré au cours des générations. La branche Dubernelle fait toutefois figure d’exception, avec 8 unions à Paris et une dispersion de la Manche à l’Alsace.

Voici le classement des communes où je recense aujourd’hui le plus de mariages.

3. L'origine des époux

Les communes sont désormais identifiées, il me reste à savoir d’où viennent les époux.

→ Sont-ils originaires de la commune ?

Ce graphique confirme ce que nous savons déjà, les personnes se marient très souvent dans leur commune de naissance. C’est le cas pour deux tiers des femmes et la moitié des hommes. Un peu plus d’un tiers des unions concernent deux enfants de la commune.

Dans notre arbre, seuls 16 % des mariages ont lieu dans une commune qui n’a vu naître aucun des époux.

Mon avis : une branche cantonnée à quelques villages est un véritable avantage pour le généalogiste débutant, les recherches sont plus faciles (quand les archives le permettent…), mais la découverte de nouveaux horizons est toujours  synonyme d’aventure et d’excitation 😉

→ Pour ceux qui ne se marient pas dans leur commune natale, d’où viennent-ils ? Quelle distance ont-ils parcouru ?

Quand on ne se marie pas dans sa commune natale, on vient très souvent d’une commune voisine située à moins de 10 km. Les voyageurs sont très rares, seuls 4 % de nos ancêtres se marient à plus de 30 km de leur lieu de naissance.

→ Existe-t-il des écarts d’une branche à l’autre de notre arbre ?

Les différences sont très importantes. Au sein de la branche Morelle, très ancrée dans l’Aisne, 84 % des ascendants se marient dans leur commune natale. A l’opposé, c’est sans surprise qu’on retrouve les Dubernelle où seulement la moitié des ancêtres se marient dans leur lieu de naissance.

En regardant la carte vue précédemment, les ancêtres Mêlé et Kerneau semblent très concentrés. En réalité, ils se répartissent sur des dizaines de communes voisines.

Pour terminer, voici une roue d’ascendance présentant la distance entre les lieux de naissance et de mariage de nos ancêtres.

à suivre…

4 commentaires sur “… en cartes et en graphiques

    Norbert

    (30 juin 2020 - 7 h 15 min)

    J’aime bien cette vision, ce recul… Elle m’inspire…

    Stefieh

    (16 septembre 2020 - 21 h 23 min)

    Bonsoir,

    c’est amusant, je retrouve certains de mes “graphiques” et d’autres qui m’inspirent.

    Si vous voulez voir mes bidouillages, https://ilsetaientunefois.wordpress.com/2019/01/07/statistic-addict/ et https://ilsetaientunefois.wordpress.com/2019/01/14/mes-ancetres-et-le-mariage-2/

    Caroline

    (10 mai 2021 - 20 h 40 min)

    J’adore!!! C’est très parlant, et magnifiquement présenté, merci pour ce partage.

    Dans vos tris et traitements, je retiens des choses très inspirantes, en complément de tris que j’avais déjà réalisés ; j’ai bien envie de reproduire ces analyses sur mon arbre! J’ai édité une brochure sur ma branche maternelle, pour ma famille et mes cousins, en l’agrémentant de statistiques pour chaque thématique (naissances, mariages, décès, profession, lieux de vie, physique) ; c’était très utile pour intéresser et présenter l’information sur ces ancêtres, en essayant de donner du sens à ces chiffres grâce à des éléments de contexte. Je trouve cette approche statistique en généalogie très pertinente pour “parler” aux proches pas forcément passionnés par la généalogie, pour traduire les spécificités d’un arbre, mais aussi d’une époque.

    Après tout, nous sommes de plus en plus habitués à prendre l’information sous une forme visuelle, aussi, ce genre de traitement sur les individus rend les lignes de l’arbre plus parlantes. Et la façon dont vous présentez ces chiffres est claire et élégante.

      hegesip

      (12 mai 2021 - 20 h 04 min)

      Merci !

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