Anna Quinquaud

Sculptrice

Anna Quinquaud,
photograhie de presse, Agence Roll
Gallica

La vie d'Anna

Anna naît en 1890 à Paris, au sein d’une famille aisée. Son père est Charles-Eugène Quinquaud, médecin et membre de l’Académie de médecine, originaire de Lafat dans la Creuse. Sa mère s’appelle Thérèse Caillaux, elle est sculptrice, élève de Rodin, et sœur d’Eugène Caillaux, ingénieur et ancien Ministre sous la présidence de Mac Mahon.

Elle commence la sculpture très jeune aux côtés de sa mère et expose au Salon dès 1912. En 1914, elle reçoit un prix au salon de l’union des femmes peintres et sculpteurs et en 1924 elle remporte le Second Grand Prix de Rome.

Au lieu de partir pour la Villa Médicis, Anna découvre l’Afrique. Aventurière, la jeune femme part seule. Elle est séduite par les peuples rencontrés, particulièrement les Peuhl. L’artiste rapporte de nombreuses sculptures et aquarelles qu’elle expose à son retour en France. Le succès est au rendez-vous et lui permet de participer à toutes les expositions des années 30. Anna réalisera trois voyages en Afrique entre 1925 et 1934.

Elle est décorée de la Légion d’Honneur,  collabore avec les manufactures de Sèvres et reçoit plusieurs commandes de l’Etat.

Avec la décolonisation, la carrière de la sculptrice est plus compliquée et son art est jugé démodé. Anna décède en 1984 à l’âge de 93 ans.

L'œuvre de mon choix

Article dans Le Journal – 1926 (Gallica :

« Si Mlle Anna Quinquaud expose de beaux morceaux de sculpture statique, elle excelle aussi à saisir le mouvement d’un corps en action. Son Laptot du Niger, en bronze, maniant sa gaffe, est d’une étonnante vie. Le mouvement, qui anime tout son corps tendu par l’effort et dont semble vibrer le bronze, est saisi, fixé pour l’éternité. Rien de plus noble, de plus sain que cette sculpture qui célèbre les gestes de la mère, ceux de la jeune fille qui revient de cueillir l’eau à la fontaine ou qui, portant une corbeille, rejoint les attitudes de ses lointaines sœurs humaines, les canéphores de l’antique Grèce. C’est une sculpture sans maniérisme, sans mièvrerie.

Mlle Anna Quinquaud se soucie peu de sacrifier aux goûts du jour. Elle est allée, armée d’une technique plus de deux fois millénaire, surprendre les beaux gestes primordiaux de l’homme chez ceux qui ne les ont pas encore oubliés, et elle a évité le faux primitisme,  ressource trop souvent de ceux qui ne savent pas. »

Le piroguier,
Anna Quinquaud,
Collection privée (Gazette Drouot)

Autres œuvres

L’Archer Coniagui,
Anna Quinquaud,
Guéret, musée d’art et d’archéologie

Maternité d’Antaïsaka,
Anna Quinquaud,
Musée du Quai Branly-Jacques Chirac

La Papanga, danse oiseau
Anna Quinquaud,
Musée des Beaux-Arts de Brest

Anna dans les archives

1890 – Paris (6e)
Naissance

L'arbre généalogique d'Anna
Sources
  • Archives :  Filae, AD23, AD75, AD45
  • Flickr
  • La Gazette Drouot
  • Bibliothèques : Gallica
  • Wikipedia