Éléonore Légerot

épouse Escallier

Peintre

Autoportrait,
 Éléonore Escallier,
Musée de la céramique

La vie d'Éléonore

Éléonore naît en 1827 à Poligny dans le Jura. D’abord reconnue par Louis Nicolas Jobez, elle l’est ensuite par Jean Claude Légerot par jugement du Tribunal de première instance (→ acte plus bas).

En 1846, à Poligny, elle épouse Pierre Joseph Augustin Escallier, marchand épicier puis  employé de l’assistance publique.

Elle est l’élève de Jules-Claude Ziegler et devient une des premières femmes peintres de province installée à Paris. Elle est surtout connue pour ses peintures de fleurs et de fruits. Elle commence à exposer ses peintures de fleurs au Salon de Paris de 1857. Elle expose jusqu’en 1880.

En 1866, elle sollicite l’administration des Beaux-arts pour l’achat d’un tableau qu’elle avait exposé au Salon « en arguant du fait qu’elle élevait sa famille avec la rétribution de son talent ».

Elle remporte une médaille en 1868. Pour subvenir à ses besoins financiers après la guerre de 1870, Théodore Deck, dont elle a été une collaboratrice, lui obtient une place de peintre-décorateur à la Manufacture de Sèvres.

Eléonore disparait en 1888 à Sèvres.

L'œuvre de mon choix

Critique dans Le  Constitutionnel – 1872 (Gallica :

« Mme Escallier est la reine des fleurs : il est difficile de les peindre mieux qu’elles, avec plus de franchise et de vigueur tout à la fois; elle les connaît comme une personne qui entretient avec elles un commerce assidu, et qui vit dans leur familiarité intime et charmante. Elle les pose ; elle les arrange; elle les groupe; elles les fait valoir les unes par les autres. Saint-Jean et Redouté auraient voulu cueillir le bouquet exposée par elle au cercle de l’Union. »

Critique dans Le  Journal officiel de la République française – 1872 (Gallica :

« Mme Eléonore Escallier a su de bonne heure cueillir et rendre dans toute leur simple ou orgueilleuse beauté les fleurs du printemps et les fruits de l’automne. Leurs couleurs les plus fraîches, leurs nuances en apparence les plus discrètes et les plus voilées n’échappent pas à son pinceau, et le bouquet et la corbeille
fleurissent et brillent sur la toile, à donner envie aux abeilles et aux oiseaux d’aller s’y poser et becqueter. »

Arrangement floral,
Éléonore Escallier,
Collection privée (Gazette Drouot)

Autres œuvres

Vierge d’accouchée,
Éléonore Escallier

Collection privée (Gazette Drouot)

Les violettes,​
1856, Eléonore Escallier,
Musée Magnin

Les Potirons,​
1871, Eléonore Escallier,
Cité de la céramique

Éléonore dans les archives

1844 – Poligny (Jura)
Reconnaissance

1888 – Sèvres (Hauts-de-Seine)
Décès

L'arbre généalogique d'Éléonore
Sources
  • Archives :  Geneanet, AD39, AD92
  • Rmn-GP
  • Musée Magnin
  • Cité de la Céramique
  • La Gazette Drouot
  • Bibliothèques : Gallica
  • Wikipedia