Élodie Jacquier

épouse La Villette

Peintre

Élodie Jacquier
Nos peintres et sculpteurs, Jules Martin,
archive.org

La vie d'Élodie

Élodie naît en 1842 à Strasbourg. Son père Pierre Victor Jacquier est docteur en médecine, chirurgien major au septième régiment de ligne et Chevalier de la Légion d’honneur, ses origines sont auboises. Sa mère native de Port-Louis dans le Morbihan se nomme Marie Le Nezet.

Elle passe son enfance aux côtés de sa sœur cadette, Caroline. Les jeunes filles reçoivent des leçons de piano et de dessin et deviennent toutes deux artistes peintres.

En 1860, Élodie épouse Jules La Villette, lieutenant d’infanterie de la marine. Le couple a une fille, Rita, qui deviendra pianiste et compositrice, une artiste plébiscitée par Saint-Saëns et Fauré.

Leurs voyages sont nombreux, Élodie perfectionne sa technique et se spécialise dans les grandes marines. Elle expose de 1870 à 1914 au Salon de Paris et reçoit une médaille de 3e classe en 1875. Son talent est récompensé à Sidney, Melbourne, Londres,  Barcelone et Munich.

Avec Hélène Bertaux et Virginie Demont-Breton, Élodie participe à la création de l’Union des femmes peintres et sculpteurs en 1881, et en devient la vice-présidente.

Élodie meurt en 1917 à Saint-Pierre-Quiberon.

L'œuvre de mon choix

En 1878, Élodie présente au Salon de Paris « Falaises d’Yport ».

Critique dans Le Temps – 1878 (Gallica :

« Cet art sévère, qui cherche à exprimer la construction cachée ou apparente est pratiqué cette année par une main de femme. Mme Elodie La Villette excelle à peindre les plages de l’Océan et l’étincellement de la lumière sur le flot bleu, elle a renoncé cette fois à des motifs qui lui semblent trop faciles elle a étudié les Falaises d’Yport. Ce sont des choses que l’on commence comme un devoir et qui, en raison même de la difficulté, ne tardent pas à exalter la main et l’esprit. Mme La Villette a patiemment indiqué la structure du formidable rocher, les assises superposées de la muraille, les déchirures de la pierre. Tout cela est exprimé sans calligraphie mesquine, avec un véritable sentiment d’artiste. Les falaises  d’Yport peuvent maintenant s’émietter dans la mer il nous en restera un portrait fidèle. « 

Falaises d’Yport,
1878, Élodie La Villette,
Musée de Fécamp

Autres œuvres

Vapeur au large, liaison Dieppe-Newhaven,
Élodie La Villette

Collection privée

Bateau en cale sèche près de la grève, 1875,
Élodie La Villette
Collection privée

Rochers au bord des vagues,
Élodie La Villette
Collection privée

Élodie dans les archives

1842 – Strasbourg (67)
Naissance

1860 – Lorient (56)
Mariage à Jules La Villette

L'arbre généalogique d'Élodie
Sources
  • Archives :  Filae, AD67, AD10, AD56
  • La Gazette Drouot
  • Bibliothèques : Gallica
  • Wikipedia